Soft Block
n.m.Origine
De l'anglais soft block, blocage souple, en couple avec le hard block. La distinction est inscrite dans la Constitution parce qu'elle répartit la responsabilité : le régime souple transfère explicitement la décision au fondateur, quand le régime dur la retire à tout le monde.
Définition
Avis non bloquant émis par un agent de validation — design, copywriting, marque, veille. Le blocage souple signale un risque, documente pourquoi, et laisse passer. Le fondateur peut avancer malgré lui : il est informé, et c'est précisément l'objet du dispositif. Son intérêt n'est pas d'être poli mais d'être traçable. Un avis souple reste écrit après que la décision a été prise contre lui, ce qui rend l'arbitrage relisible plus tard : on sait que le risque avait été vu, par qui, et ce qui a été préféré. Un système où tout est bloquant produit l'effet inverse — les blocages y deviennent une formalité qu'on lève par habitude, et le jour où l'un d'eux compte vraiment, plus personne ne le distingue des autres. Réserver la dureté à ce qui la mérite est ce qui maintient sa valeur. La frontière entre les deux régimes ne dépend pas de la gravité ressentie mais de la réversibilité : ce qui se corrige après coup relève du souple, ce qui ne se rattrape pas relève du dur. Une couleur discutable se change ; une donnée personnelle publiée ne se dépublie pas. À ne pas confondre avec le hard block, qui empêche l'action. Ni avec une suggestion sans suite : un blocage souple est enregistré comme avis, il n'est pas un commentaire de passage.
Exemple
Itten relève que le mode sombre d'une page d'offre casse la charte et note l'écart. Blocage souple : Alexandre voit l'avis et décide de publier quand même, parce que la page doit être en ligne pour un rendez-vous le lendemain. L'avis reste. Deux semaines plus tard, quand la même incohérence réapparaît sur trois autres pages, l'historique montre qu'il ne s'agit pas d'un oubli isolé mais d'un défaut du composant partagé — ce que l'avis unique ne pouvait pas prouver.